15 chantiers prioritaires

Reconstruire une production nationale pour répondre aux besoins

Objectif : Pour répondre au défi de l’emploi et de la transition écologique, nous voulons relancer la production en France en promouvant un nouveau mode de développement et de production basé sur la réponse aux besoins, sur la planification écologique et sur un nouveau statut de l’entreprise.

Agir en urgence pour l’emploi : relancer la production

  • Plan national de réindustrialisation du pays piloté par une planification rénovée et démocratisée
  • Investissement massif, notamment dans la recherche et l’enseignement supérieur, en réorientant les crédits alloués au Crédit impôt recherche (CIR) et au Crédit d’impôt pour la compétitivité etl’emploi (CICE)
  • Constitution de pôles publics d’entraînement industriel et de services autour de sociétés publiques, de sociétés à capitaux mixtes et de sociétés nationalisées

Numérique : parier sur l’économie de la collaboration

  • Objectif 100 % très haut débit sur tout le territoire
  • Création d’une aide à l’émergence d’écosystèmes des tiers lieux (Fablabs, Makerspaces, hackerspaces) et de l’économie de la collaboration

Promouvoir une agriculture durable

  • Engager la transition écologique de notre modèle de production agricole, soutenir l’installation de jeunes paysans et promouvoir l’agriculture paysanne
  • Création d’un fonds de soutien à l’agriculture paysanne et aux filières alimentaires relocalisées
  • Loi sur la réduction des marges et pratiques dans la grande distribution pour des prix justes

Changer l’entreprise et revaloriser le travail

Objectif : Faire de l’émancipation des travailleurs le moteur de la transformation sociale.

  • Engager la réduction du temps de travail pour aller vers les 32 heures
  • Créer un nouveau statut juridique de l’entreprise incluant le rôle qu’y jouent les salariés et ses liensavec le territoire
  • Instituer un droit de reprise des entreprises par les salariés
  • Extension du pouvoir d’intervention des salariés dans l’entreprise
  • Aide à la création et au développement des sociétés coopératives et participatives (SCOP)
  • Abrogation de la directive sur le travail détaché

Mettre en œuvre un système de sécurité emploi formation

Objectif : Lutter contre la précarité et la mise en concurrence des travailleurs en promouvant un système qui assure aux travailleurs un emploi ou une formation et une rémunération tout le long de leur vie professionnelle.

  • Création d’un service public de sécurisation de l’emploi et de la formation assurant un revenu, un emploi ou une formation, tout le long de la vie professionnelle, sécurisant notamment les jeunes et les seniors
  • Abrogation de la loi sur la sécurisation de l’emploi
  • Faire du CDI (contrat à durée indéterminée) la norme du contrat d’embauche en limitantfermement le nombre d’intérimaires et de contrats précaires par entreprise
  • Instaurer une conférence annuelle sur la revalorisation des salaires et des qualifications

Entreprendre une grande réforme de justice fiscale

Objectif : Il s’agit d’enclencher une grande réforme de l’impôt pour mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de nos propositions et à assurer la justice fiscale. Il s’agit aussi de se doter en cinq ans d’outils nécessaires pour affronter le pouvoir de la finance et réorienter l’argent vers l’économie réelle.

  • Refonte de l’impôt sur le revenu pour le rendre plus progressif
  • Réforme de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune)
  • Création d’un pôle public bancaire autour de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque publique d’investissement, de la Banque postale, des banques mutualistes et coopératives et de banques nationalisées. Il impulsera un nouveau crédit sélectif pour l’investissement et l’emploi
  • Mise en place d’une taxe européenne sur les transactions financières (TTF – gain possible annuel : 36 milliards)
  • Taxation des stock-options et renforcement de la fiscalité sur le capital Placer l’éthique au cœur de l’économie

Placer l’éthique au cœur de l’économie

Objectif : Placer l’éthique au cœur de la société en s’attaquant à la fraude fiscale et sociale, en remettant de l’équité dans les rémunération et en luttant contre la corruption et les passe-droits.

  • Recrutement massif d’agents des services des Impôts et du Trésor
  • Signature d’accords bilatéraux pour mettre fin au secret bancaire
  • Taxation des stock-options
  • Instauration d’un salaire maximum
  • Instauration d’une transparence totale des avantages en nature dans la haute fonction publique et des hauts cadres des entreprises publiques et privées
  • Renforcement des moyens alloués à la lutte contre la corruption

Relever le défi écologique

Objectif : Répondre en cinq ans au défi écologique en initiant la transition écologique. Cet objectif concernera l’ensemble de l’action publique. Elle s’articulera autour de 5 piliers : la lutte contre le réchauffement climatique, la transition énergétique, un plan national pour les transports, la rénovation des bàtiments et l’affirmation du droit à une alimentation de qualité pour tous.

  • Plan climat visant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES)
  • Création d’un pôle public de l’énergie autour d’un mix énergétique 0 % CO2 associant énergiesrenouvelables et énergie nucléaire
  • Plan national de ferroutage et de soutien au transport public
  • Plan national de rénovation thermique des bàtiments
  • Aller vers le 100 % bio et circuits courts dans les structures de restauration collectives

Ouvrir un nouvel àge de la Sécurité sociale

Objectif : Renforcer notre système solidaire de Sécurité sociale en lui donnant les moyens de son développement et en assurant de nouveaux droits.

  • Plan de mobilisation pour l’hôpital public et les structures publiques de santé
  • Assurer le droit effectif à l’IVG (interruption volontaire de grossesse) sur tout le territoire
  • Réforme du calcul des cotisations patronales en les modulant en fonction de la politique salariale et d’emploi de l’entreprise
  • Abaisser l’àge du départ en retraite pour aller vers le droit à la retraite à 60 ans à taux plein
  • Création d’un service public et décentralisé de la dépendance
  • Engager un plan « crèches » pour créer 500 000 places
  • Aller vers l’universalité des allocations familiales dès le premier enfant

S’engager avec force pour l’éducation et la jeunesse

Objectif : Faire de l’éducation et la jeunesse les deux priorités de notre action en démocratisant l’accès aux savoirs, en construisant l’école de la réussite pour tous et en assurant l’autonomie des jeunes.

  • Plan national de lutte contre les inégalités à l’école avec une scolarité obligatoire, gratuite, de 3 à 18 ans, garantissant le droit à la scolarisation dès l’àge de 2 ans
  • Plan de recrutement de personnels dans l’éducation nationale et relance de la formation initiale et continue des enseignants
  • Revalorisation générale des bourses d’étude et adoption d’une loi cadre pour l’autonomie et l’avenir des jeunes
  • Encadrement et valorisation de la rémunération des stages

Lancer un plan national pour le logement

Objectif : élaboration d’une loi-cadre sur le logement et contre la spéculation immobilière et lancement d’un plan national de construction de logements sociaux afin de répondre en 5 ans aux besoins particulièrement en zones denses. Le taux d’effort des ménages pour le logement ne devra pas dépasser 20 % des revenus disponibles.

  • Objectif de construction de 200 000 logements sociaux par an
  • Doublement des aides à la pierre
  • Renforcement de la loi SRU (solidarité et renouvellement urbain) avec notamment 25 % de logements sociaux obligatoires
  • Mobilisation du foncier par la création d’une agence nationale foncière décentralisée
  • Renforcement du « 1 % patronal »
  • Réorientation du financement du logement vers le secteur public

Rendre effective l’égalité femmes-hommes

Objectif : Assurer l’égalité femmes-hommes dans la société et lutter contre les violences sexistes.

  • Renforcement de la loi sur l’égalité salariale en la rendant plus contraignante
  • Promotion d’un enseignement non sexiste à l’école et de campagnes nationales de sensibilisation
  • Multiplication des places d’hébergement et de logements relais pour les femmes isolées et victimes de violences
  • Impulser la mise en œuvre de la directive de l’européenne la plus favorisée

La culture au cœur du processus de transformation

Objectif : Refonder le service public de la culture par une compétence partagée entre l’état et les collectivités locales pour garantir les droits culturels de tous à un haut niveau d’exigence artistique, pour permettre le libre partage des œuvres, des idées et des savoirs, pour favoriser la socialisation de l’art à l’école, dans la cité et l’entreprise, pour reconnaître la diversité des expressions culturelles.

  • Aller en 5 ans vers des budgets publics nationaux et locaux équivalents à 1 % du PIB
  • Renforcer le régime des intermittents du spectacle
  • Garantir la permanence artistique des structures en émergence et la part artistique des budgets des institutions publiques

Refonder la démocratie

Objectif : Faire de chaque citoyen un acteur de la vie publique. Changer la matrice de la prise de décision publique en plaçant la démocratie et la participation citoyenne en son cœur.

  • Inscription dans la Constitution de la participation et de l’initiative citoyenne comme droit fondamental
  • Instauration de la proportionnelle à toutes les élections et renforcement du non cumul des mandats
  • Renforcement des moyens de la commission nationale du débat public
  • Droit de vote des résidents étrangers
  • Lancement d’un processus constituant pour une VIe République
  • Pour une réappropriation populaire des médias, attribuer le droit de veto des rédactions sur la nomination des cadres éditoriaux et des sièges pour les salariés des médias dans les conseils d’administration

Pour une République de la citoyenneté et de l’égalité

Objectif : Redonner force à la République sur l’ensemble du territoire en assurant à chaque citoyen un égal accès aux services publics, une réaffirmation de ses droits, une effectivité pleine et entière de sa citoyenneté, et en réaffirmant le caractère solidaire, laïque, égalitaire et fraternel du pacte national républicain.

  • Plan de lutte contre les inégalités territoriales en assurant la présence des services publics sur l’ensemble du territoire national et en luttant contre les déserts médicaux
  • Lancement d’une troisième phase de rénovation urbaine
  • Plan de lutte contre le racisme et les discriminations avec notamment la mise en placed’observatoires locaux des discriminations et de l’égalité
  • Droit à la sécurité pour tous avec un plan de recrutement de personnel de Police et de Gendarmerie de proximité

Transformer l’Europe

Objectif : User du poids et de la position de la France pour réorienter la construction européenne vers un modèle d’intégration solidaire et coopératif.

  • Dénoncer le pacte de stabilité, engager la renégociation du traité budgétaire et des traités européens
  • Réforme des statuts et missions de la Banque centrale européenne et soutenir la proposition d’une Conférence européenne sur la dette
  • Soutenir la création d’un Fonds européen de développement social, écologique et solidaire dédié aux investissements et services publics et à la relance de l’emploi, de l’industrie, de la formation alimenté par les milliards du « plan Draghi »
  • Refonder une nouvelle politique agricole, alimentaire et des pêches
  • Redéfinir la politique des visas de l’Union européenne (UE), fondée sur le droit international, respectant le droit d’asile et la protection des personnes ; garantie du droit universel de circulation par l’entrée sécurisée et légale pour les réfugiés et les migrants ; abrogation des règlements dits de Dublin et mise en œuvre d’une solidarité européenne dans l’accueil des migrants au moyen, notamment, de « quotas » ; soutien aux politiques d’accueil respectueuses des droits humains des pays méditerranéens de premier asile
  • Prendre l’initiative pour déclarer l’Europe «zone dénucléarisée» et initier la participation européenne à une Conférence internationale pour le désarmement nucléaire et l’éradication des armes de destructions massives, et stopper les ventes et livraisons d’armes françaises dans les régions en guerre

Agir pour un monde solidaire

Objectif : Mettre la diplomatie française au service de la paix, de la justice et de la solidarité

  • Initier une réunion exceptionnelle de l’Organisation des nations unies (ONU) portant sur la refondation de l’Organisation en conformité avec la Charte des Nations unies fondée sur les principes d’égalité et de souveraineté des peuples : revalorisation du rôle de l’Assemblée générale, élargissement du Conseil de sécurité, redéfinition des missions et moyens du Programme des Nations unies pour le développement, de l’Organisation mondiale de la santé, de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture) et du Haut commissariat aux réfugiés
  • Porter à 1 % du produit intérieur brut effectif l’Aide publique au développement et soutenir la proposition au Sommet spécial de l’ONU sur le développement durable d’un objectif de 2 % à horizon 2030
  • Soutenir l’adoption d’accords contraignants et différenciés à la COP 21 (plan européen drastique de réduction des émissions de CO2 inférieures ou égales à 2 % ;
  • Sortir la France du commandement intégré de l’OTAN (Organisation du traité Atlantique-nord), établir un calendrier de retrait de la France de l’Alliance transatlantique, dénoncer le Partenariat stratégique UE-OTAN et initier la création d’un Cadre de sécurité et de coopération communes paneuropéen
  • Reconnaître l’état palestinien, soutenir le désengagement des entreprises françaises publiques et privées des colonies israéliennes, systématiser l’étiquetage des produits issus des colonies, et réorienter les investissements français vers le soutien au développement de la Palestine, la reconstruction de Gaza ; suspendre l’accord d’association UE-Israël pour violation de l’article 2 sur le respect des droits de l’homme
  • Initier l’organisation d’une Conférence internationale sous égide de l’ONU pour la paix et le développement du Proche et du Moyen-Orient

17 réflexions au sujet de « 15 chantiers prioritaires »

  1. Du fait de leur importance pour l’économie et de leur rôle dans les émissions de gaz à effet de serre, je pense que les transports mériteraient une place plus importante dans ce projet:

    -insister davantage sur l’importance d’une politique d’urbanisme visant à réduire les transports du lieu de vie aux lieux de travail, aux commerces, aux lieux de de culture et de loisirs. Développer une urbanisation  facilitant l’organisation des transports en commun.

    -recourir au ferroviaire pour réduire la pollution prend tout son sens avec le ferroviaire électrique. Il faut donc lancer un programme d’électrification de toutes les voies ferrées.

    -en finir avec une concurrence pénalisante et axer le développement sur la complémentarité des différents moyens de transports (routier, ferroviaire, fluvial et aérien). Développer les infrastructures permettant de valoriser au mieux de cette complémentarité.

    -accélérer les programmes de recherche pour mettre au point des systèmes de propulsion non polluants affranchis de combustibles fossiles.

  2. Il y a actuellement la taxe foncière et l’ISF.

    Pourquoi ne pas tout regrouper au sein d’un impôt ou d’une taxe sur le patrimoine?

  3. Les étudiants ont de plus en plus de mal à se loger à cause du coût et de l’insuffisance de logements.

    Les frais d’inscription dans les universités sont de plus en plus élevés et l’Etat se désengage de plus en plus des grandes écoles,( pour le bonheur du privé [il peut en coûter de 4000 à 9000€/an]) et de l’enseignement supérieur.

    Le manque d’argent ne doit pas être un frein à la poursuite des études, il faut donc:

    -lancer un programme public de construction de logements étudiants

    -diminuer, voire supprimer, les frais d’inscription dans les universités

    -que l’Etat reprenne la main sur les grandes écoles pour les rendre gratuites.

  4. Le développement de la démocratie passe par une modification des institutions.

    Encore faut-il veiller à ce que ces institutions soient représentatives du peuple (Est-ce normal qu’il n’y ait plus d’ouvriers à l’Assemblée Nationale?).

    Il est donc indispensable de créer un « statut de l’élu » qui permette à tout élu terminant un mandat de retrouver l’emploi qu’il avait (ou un emploi équivalent en salaire et qualification) avant de commencer son premier mandat.

    Cela faciliterait les candidatures de salariés du privé.

     

     

  5. Des exemples récents montrent qu’une SCOP n’offre qu’une garantie très relative de conserver un emploi.

    Bien savoir faire un produit ne suffit pas à garantir l’existence d’une entreprise à moyen et long terme. Le produit doit s’adapter en fonction de l’évolution de la demande et l’outil de production doit permettre de rester compétitif par rapport aux concurrents.

    Les salariés ne sont pas souvent préparés à la veille technologique, aux études de marché et à la prospective. Les petites entreprises n’ont pas souvent les moyens de financer ces études à long terme.

    Il faut donc mettre en place une « structure » d’aide et de soutien aux SCOP qui leur permette d’anticiper l’avenir et leur donne ainsi le temps de s’adapter.

    D’autre part, certaines productions font appel à des moyens « lourds » pour lesquels une remise à niveau ou le remplacement est extrêmement coûteux. Dans une entreprise capitaliste, les actionnaires sont sollicités pour mettre « la main à la poche ». Dans une SCOP, il est difficilement envisageable de demander aux salariés actionnaires de débourser des sommes très importantes.

    Les banques dédiées aux SCOP doivent donc disposer de fonds très importants, et plus importants qu’actuellement, pour aider convenablement tous les types d’entreprises.

    Pour faire face à ces problèmes, on peut aussi imaginer des formes juridiques associant les salariés, l’Etat ou des collectivités territoriales et/ou des partenaires privés (des clients par exemple).

  6. Peut-on parler de politique industrielle sans parler des ressources du sous-sol?

    L’exploitation de nos propres ressources est un moyen: -de sécuriser nos approvisionnements en nous mettant à l’abri d’aléas économiques et politiques, -d’en maîtriser les coûts, -d’améliorer notre balance commerciale et de créer des emplois.

    Les règles actuelles comportent deux anomalies majeures:

    – la prospection est effectuée par les entreprises privées qui exploiteront plus tard.

    – l’autorisation de prospection peut évoluer en autorisation d’exploitation.

    La prospection: l’expérience montre que, quand la prospection est effectuée par les futurs exploitants, les informations communiquées à propos du résultat de cette prospection ne sont pas forcément exactes (Il ne faut pas donner d’informations susceptibles de provoquer une baisse des cours, profitabilité oblige!). Ceux qui rendent des comptes au peuple au travers de leur mandat ne connaissent qu’une vérité tronquée, ce qui peut fausser leurs décisions.

    Pour éviter cela, ne pourrait-on pas confier à un organisme public (le BRGM par exemple) le monopole de toute prospection concernant les réserves du sous-sol? Cela permettrait aux élus du peuple de décider en toute connaissance de la vérité.

    L’autorisation d’exploitation: si la ressource se présente sous une forme permettant de justifier une exploitation, il faut alors se poser la question: disposons-nous de techniques confirmées permettant d’exploiter avec des garanties suffisantes pour l’environnement (nappes phréatiques, sols, air)?

    Si oui, alors pourquoi ne pas autoriser l’exploitation le moment venu? Autorisation délivrée par une commission ad hoc sous condition de respect d’un cahier des charges strict.

    Si non, alors pourquoi ne pas lancer un programme de recherche pour mettre au point des méthodes d’exploitation satisfaisantes? Une fois les recherches abouties et validées, une commission ad hoc pourrait autoriser l’exploitation.

     

  7. Refuser le concept de bloc, c’est une bonne chose.

    Mais pourquoi ne pas poursuivre la logique en demandant la dissolution de l’OTAN et en donnant à l’ONU les moyens de jouer pleinement son rôle?

  8. Juste avant la création de l’Euro, le PCF était contre l’€ « monnaie unique », et défendait un Euro « monnaie commune » à parité fixe avec les monnaies nationales.

    Il semble que les économistes communistes soient toujours favorables à l’€ « monnaie commune ».

    Alors, pourquoi ne pas agir pour faire transformer l’Euro en « monnaie commune » à parité fixe avec les monnaies nationales retrouvées?

  9. Pour donner de la force à ce projet de mettre la France en commun, il faut faire de l’entreprise un bien commun. Il faut que l’entreprise ait un statut juridique qui assure:

    la séparation des biens entre société des actionnaires et entreprise;
    la propriété commune du bénéfice produit à chaque exercice;
    la propriété commune de la capitalisation des bénéfices des exercices passés sous forme de réserves mises en ressources au bilan en dehors des capitaux propres qui appartiennent à la société des actionnaires;
    la mise en charge des dividendes versés après prélèvement des impôts à concurrence du poids des capitaux propres dans les ressources du bilan (K%);
    la codirection de l’entreprise par les représentants de la société des actionnaires (K%) et des représentants du collectif de travail (1-K%);
    des IRP disposant de toutes les données et informations nécessaires à leur exercice;
    un salaire à vie (réf. aux travaux de Bernard Friot) rémunérant la qualification assorti d’un système valorisant l’implication dans la production (la carrière).

  10. 4ème chantier: « se doter en cinq ans d’outils nécessaires pour affronter le pouvoir de la finance ». Ceci n’est pas du tout concret, c’est quoi les outils nécessaires ?

    5ème chantier : « mise en place d’une taxe européenne sur les transactions financières ». C’est totalement utopique de croire que l’on va tout seul arriver à la mettre en place.

    6ème chantier : »signature d’accords bilatéraux pour mettre fin au secret bancaire ». Pour signer ces accords, il faut être 2, et là, je n’y crois pas du tout.

    14ème chantier : »user du poids et de la position de la France pour réorienter la construction européenne .. » Aucune des propositions écrites dans ce chantier ne sont réalisables, sauf, si une majorité de pays de l’UE ont un gouvernement Front de Gauche, et cela est totalement utopique actuellement. Même avec le « poids » de la France, nous n’arriveront tout seul à imposer rien que par exemple, la réforme des statuts et missions de la BCE, qui est pourtant une des clés pour nous sortir de ce bourbier Européen.

  11. Les hommes produisent leurs besoins. Expression abstraite qui ne dévoile rien du mode d’action. L’homme possède les forces nécessaires pour combler cette nécessité. Ce qu’il fait encore en quelques parties du monde que la civilisation n’a pas investie. Ici, il n’a même plus ce droit essentiel. Il passe, obligé, par un entremetteur qui en détient les moyens. Celui-ci va lui dire ce que sont les besoins. Plus encore, il va lui dicter quand il mange, dort. Il a influence sur sa santé, le moment et les conditions de sa mort.
    La Constitution exprime et entérine ce rapport social. Son préambule de 1946 affirme : Chacun a le devoir de travailler et le droit d’avoir un emploi. Le devoir rempli, avant même que le droit soit énoncé, est bien le signe du don de soi à l’ordre social. Celui-ci sous-entend non pas la libre activité mais une obligation et un intermédiaire.
    L’homme produit un besoin qu’il ne décide pas, dans des conditions qui lui sont imposées, avec des moyens qui s’opposent à lui. Ses besoins, ses désirs, l’activité qu’il fixe dans le produit, le produit lui-même, tout ce qui fonde et réalise son activité lui apparaît étranger, le domine. C’est l’activité d’un autre pour un autre, pour laquelle il n’est qu’une ressource dont cet autre se débarrasse d’un Sms. L’homme est contraint d’échanger son labeur contre de l’argent, juste avancé. Cet argent qui le socialise. Ce devoir de travailler d’où décline le droit de vivre. Cette relique barbare, devenue un signe, créée artificiellement en cas de nécessité de sauver le système, survit abstraitement pour correspondre à l’organisation capitalistique dont la fin est le profit. En ce profit dissimulé sous les termes de croissance, productivité, compétitivité, une seule question doit rassembler : pour qui ? pour faire quoi ?
    L’entreprise est bien une propriété privée dont le détenteur décide, codifie l’intrusion de l’autre comme son expulsion. C’est sa liberté qui consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui. Le propriétaire ne prive pas de sa liberté politique du droit à l’emploi celui qu’il n’embauche pas ou dont il se sépare. « Plus de chômage », sans autre échappée projetée, réclame ce droit d’avoir un emploi mais reste dans l’épure constitutionnelle où le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sureté et la résistance à l’oppression. Où l’Homme, abstraction politique des droits du citoyen, faute de leur matérialisation, reste l’homme assujetti aux droits d’une société civile qui l’aliène. Il ne reste plus comme programme qu’à vouloir « faire payer les riches », indéfiniment. Et espérer que la Blanche Loi saura imposer l’égalité des salaires hommes-femmes plus que les luttes syndicales ringardes ou protéger les lanceurs d’alertes mieux que les militants syndicaux dépassés.
    Ce pouvoir de vie et mort économique comment est-il obtenu ? Par un tour de passe-passe juridique. Le dessein de produire, se mue, dès l’immatriculation, en société juridique, en droit de propriété d’une chose qui n’a pas encore d’existence. Dès lors, quels que soient les apports et la manière de les constituer, l’entreprise, c’est-à-dire, les objets, matières, outils, tout ce qu’on appelle moyens de de production que l’activité permettra de constituer, les résultats financiers, tout pourra être revendiqué à hauteur de ces apports initiaux. Que l’heureux élu intervienne dans la production, quoiqu’il soit rétribué pour cela, ou qu’il s’en tienne éloigné. Le capital avancé pourra être sans commune mesure avec les bénéfices retirés. L’actionnaire est le seigneur de la société juridique. Le Code civil en son article 544 en acte le fructus : La propriété est le droit de jouir et de disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu’on n’en fasse pas un usage prohibé par les lois ou les règlements. Cette société juridique n’a pas de responsabilité sociale en ses statuts. Elle a sa propre rationalité qui est de dégager des excédents financiers par l’intermédiaire de l’entreprise dont elle décide de tout.
    L’entreprise physique, le lieu de la production a, de ce fait, une vie bien cahoteuse, y compris pour les collectifs d’utilisateurs qui s’y succèdent. Réclamer plus de pouvoir dans l’entreprise n’a de sens qu’en s’attaquant à celui de la société juridique. La coopérative tente de résoudre le dilemme en les mixant, en mettant les mêmes hommes, à égalité de droits et de devoirs dans les deux structures. Les difficultés surgissent quand l’attelage grandit. Quand les rôles financiers et productifs se distinguent, commencent d’avoir des objectifs autonomes qui se contredisent. La propriété, la définition des besoins, les profits restent privatisée. Les décisions, enserrées dans les mêmes lois de production et de développement, la concurrence, ne peuvent, à terme, que se rapprocher des penchants dominants.
    L’idée communiste peut redevenir féconde et lisible si sont proposées des alternatives concrètes. L’entreprise doit être repensée. Ne restons pas dans une configuration connue du monde où dépasser le capitalisme ne serait qu’une question de plus d’Etat, de morale, d’exemplarité et se conclurait par l’entreprise privée citoyenne. Agir sur les effets ne fait pas disparaître les causes. Ne tentons pas de sanctuariser la Sécurité sociale et les services publics en laissant de côté la propriété privée.
    Le capital social de l’entreprise pourrait provenir – enfin au grand jour – de l’épargne socialisée et y retourner par son remboursement au fur et à mesure de la réalisation des réserves financières produites par l’activité. Déconnectons l’entité permanente, lieu des moyens de produire des biens et des services de la société juridique, propriété sociale, et celle-ci de de la possession par ses utilisateurs passagers. De sa création, de génération en génération, que ceux qui réalisent ce désir d’entreprendre soient responsables, ensembles, du développement de l’entreprise, de sa pérennité, et selon leurs compétences et capacités, de leur rémunération. La Société sera pleinement responsable de l’organisation de son mode de production et de développement. Ils seront au service de la production et de la consommation des besoins décidés par les citoyens.

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    Ne serait-il pas temps, face aux conséquences des désastres sociaux, des désordres, dérèglements, humains comme naturels, de remettre sur le métier ce contrat social vieux de 227 ans ? C’est au peuple français de définir et être l’artisan de son bien commun. Les communistes ont pour tâche, lors de leurs congrès, d’esquisser leur propre projet et d’en déduire le programme. Ayant comme boussole les populations qu’ils se targuent de représenter tout en montrant aux autres les évolutions possibles de leurs rôles. En tâtonnant, en disputant, partout, avec tous ceux qui le voudront, cherchant les voies non d’une opposition mais d’un autre futur.

  12.  

    En parallèle du plan de réindustrialisation du pays taxer les marchandises issues d’importation de Manœuvre à faible coût, pour encourager la consommation de produits fabriqués en France.

    Développer l’industrie des énergies renouvelables, qui est un marché innovateur créateur d’emplois. 

     

  13.  

    Contraindre les entreprises qui réduirons leurs effectifs « grâce » aux nouvelles technologies, à reverser une partie de leurs bénéfices dans les communautés, ce qui pourrais notamment financer les revenus collaboratifs.

  14.  

    Développer les circuits court entre les producteurs et les consommateurs, ce qui permets à la fois de garantir la qualité aux consommateurs grâce à une proximité qu’il a avec l’exploitant et de pouvoir assurer un revenu correct aux paysans avec les économie réalisé en supprimant ou réduisant les intermédiaires.

  15. – Donner un droit de regards aux salariés sur l’utilisation des bénéfices de l’entreprise, qui est le fruit de leurs travails.

  16.  

    Encadrer davantage les cas de licenciements économiques, notamment en obligeant les groupes à être solidaire de leurs filiales et en créant une commission indépendante qui aura comme mission après une analyse approfondi de la situation financière de l’entreprise et de ses actionnaires d’autoriser ou d’interdire le licenciement.

  17. – L’élection par tirage au sort de citoyens de manière représentative dans chaque commune pour organiser une proposition de réécriture de la constitution, de façon à repartir sur une démocratie pensée par les citoyens au service des communs.
    A l’issue de cette réécriture effectuée, les constitutions les plus aboutit seraient soumis à un référendum pour être choisi par le peuple.
    – Une des problématiques essentielles de notre démocratie est que nos représentants sont élus pour la durée de leur mandat sans plus aucune consultation du peuple durant celui-ci, il est nécessaire de rendre le référendum plus accessible, et de l’utiliser pour chaque décision importante que ça soit au niveau, local, régional ou national.

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