… et bâtir un large front du peuple et une gauche de courage et d’efficacité

Ouvrir une perspective de changement progressiste réelle dans un processus d’avancées et de ruptures, travailler à changer le monde et obtenir immédiatement des changements, c’est ce que nous nommons : « l’humain d’abord ».

S’ils s’unissent, des millions de femmes et d’hommes, divers par leurs courants de pensée ou par les organisations politiques dont ils se sentent proches, ou tout simplement par leurs expériences de vie, pourront rendre incontournables les changements essentiels à leurs yeux.

Nos concitoyennes et nos concitoyens nous disent que « les responsables politiques ne se préoccupent pas de ce que pensent les gens comme nous ». Ce n’est pas faux. Nous voulons construire une autre façon de faire de la politique. Travaillons ensemble les solutions et ouvrons les chemins pour y parvenir.

Aider à reprendre confiance dans ses idées et ses envies, retrouver l’estime de soi et des autres, vérifier qu’on est entendu et pris en compte, écouter à son tour pour s’enrichir : voilà notre démarche.

L’exécutif Hollande-Valls élu en 2012 a tourné le dos aux engagements pris devant les électrices et les électeurs. Il pousse avec ardeur les feux d’une transformation de notre pays qui réponde à la dictature de la finance et devance parfois les souhaits du grand patronat. De la régression des droits des salarié-e-s organisée par la loi du Pacte de stabilité, de la contre-réforme des collectivités à la loi Macron, la somme de ces mesures, et de bien d’autres, dessine les contours d’une France davantage asservie au capitalisme. Ils veulent en finir avec l’idée de gauche comme avec celle de transformation sociale progressiste. La droite rêve, elle, de revenir très vite aux affaires pour poursuivre et aggraver les choses. Le Front national, lui, se repaît du désarroi en faisant monter les haines et les divisions. Tout cela déboussole, choque ou met en colère.

Nous refusons le terrible scénario qu’on veut nous imposer : échec du pouvoir socialiste, victoire possible de la droite et du Front national.

Nous mobilisons donc toutes nos forces pour développer le travail commun. Notre projet, ancré dans l’idée de rassemblement, affirme haut et fort: « Non, il n’y a pas qu’un seul monde possible ! Citoyennes et citoyens de France, du monde nous avons le choix ! Nous voulons écrire et vivre le nouveau ! »

Aucun effort ne sera négligé pour dialoguer et construire avec toutes celles et tous ceux, qu’ils soient au sein du Front de gauche, ou socialistes, écologistes, et républicains, engagés ou non dans un parti qui, comme nous, sont de plus en plus convaincus de l’impasse actuelle. Nous invitions à réinventer la gauche, élargir le Front de gauche et travailler aux multiples rassemblements pour redonner espoir et faire rêver à nouveau autour d’un projet d’émancipation.

Pour préserver la planète et l’humanité, l’heure est aux choix de civilisation. Émancipation sociale et réponse au défi écologique sont intrinsèquement liés. L’avenir de planète et celui de ses habitants sont indissociables, tous deux concourent à une même destinée, tous deux sont dans le même état d’urgence. Le nouveau récit émancipateur que nous voulons construire repose sur ces deux piliers et sur une même logique, celle qui fait primer l’humain sur le profit.

Engagés dans une course effrénée au profit immédiat, les capitalistes provoquent des dégâts irrémédiables aux écosystèmes qui ont besoin de temps longs pour se reproduire. Leur système productiviste est prédateur de ressources naturelles et bafoue la dignité et la souveraineté des peuples. Guidés par le seul appétit du profit, les capitalistes nous inondent de produits aussitôt-fabriqués-aussitôt-périmés tout en coupant les productions de tant de biens utiles, pour peu qu’ils ne soient pas jugés hyper-rentables (des médicaments génériques aux aciers de Florange).

L’invention de la « croissance verte » par les multinationales est un prétexte futile qui ne parvient pas à masquer leur incapacité à résoudre la crise qu’elles produisent. Ainsi la pollution des sols, des océans, des rivières, de la biodiversité et de l’air atteint des sommets dévastateurs et préempte l’avenir des futures générations. Chaque année nous atteignons un nouveau record de l’élévation de la température de la planète. Les effets du réchauffement climatique – que plus personne ne conteste – sont déjà perceptibles.

À l’occasion de la conférence internationale de l’Onu à Paris fin 2015 (COP 21), tout doit être fait pour sortir les chefs d’État de l’inaction climatique. Nous voulons y contribuer avec les centaines de milliers de citoyennes et citoyens qui par le monde s’organisent, se mobilisent et réfléchissent à un nouveau mode de développement, par une transition énergétique qui réponde aux besoins humains de notre époque.

Notre planète est un bien commun, la préserver c’est réussir à mêler l’ambition d’un développement durable et solidaire avec l’impératif écologique. C’est croiser l’espérance à la justice et le partage avec le combat féministe pour l’égalité. Penser un monde durable, c’est aussi promouvoir un modèle de libération des salariés par rapport au travail, c’est rendre possible l’appropriation des savoirs par tous pour en finir avec les inégalités et donner à chacun les moyens de comprendre le monde pour le transformer.

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