Un autre chemin – Construire un monde de paix et de solidarité

Le tableau du monde est inquiétant : tensions, conflits, crises, solutions militaires prenant le pas sur la diplomatie. La marchandisation impose l’organisation économique du monde. La concurrence libre et non faussée, les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), tout est organisé pour faire obstacle aux solutions aux crises de système comme au gravissime problème du réchauffement planétaire. Avec une Organisation des nations unies (Onu) affaiblie, les puissants s’arrogent avec les G7 et autre G20 des droits exorbitants sur la marche du monde.

Est-ce là le monde dans lequel les habitantes et les habitants de la planète veulent vivre ? Est-ce comme cela que se trouveront les réponses aux fléaux qui touchent les plus démunis des peuples, la faim, la malnutrition, les épidémies, le sous-développement ? Est-ce comme cela que nous assurerons l’avenir de la planète Terre, notre bien commun et que nous ferons face aux immenses enjeux d’énergie, de ressources naturelles et de climat ?

Là aussi la question posée est : peut-on peser sur les événements ? Les puissants ne le sont-ils pas trop pour pouvoir encore espérer agir sur le cours des choses ? Nous pensons que les affaires du monde regardent les citoyennes et les citoyens. Les interactions sont d’ailleurs partout : le conflit ukrainien et l’approvisionnement en gaz, les guerres de Libye ou d’Irak et le développement d’attentats, la guerre économique et les prix. Chacune et chacun est concerné. Le monde est un tout et nous en sommes. D’ailleurs, malgré les difficultés, des peuples se dressent, du printemps tunisien à la résistance de Kobané, avec chaque fois les femmes en première ligne.

La France peut et doit avoir un grand rôle à jouer pour promouvoir la paix et la diplomatie contre la guerre, user de son droit de veto à l’Onu, mobiliser son réseau diplomatique, œuvrer pour des institutions internationales justes, respectueuses des États et des peuples et qui agissent au service des besoins humains. Oui, la France devrait parler fort et non se couler dans le sillage des États-Unis et de l’Organisation du traité de l’Atlantique-nord (Otan). Elle devrait refuser le concept de bloc et pourrait prendre des initiatives pour le désarmement nucléaire, contre le Traité de libre-échange transatlantique négocié dans notre dos. Elle devrait travailler activement au règlement des conflits ou des dettes souveraines. À cet effet, il faut réfléchir à un outil de défense digne de nom entre les mains d’un parlement et de son peuple et non dans les seules mains du président de la République. Il est essentiel que ces enjeux majeurs deviennent des questions populaires.

3 réflexions au sujet de « Un autre chemin – Construire un monde de paix et de solidarité »

  1.  
    Nous sommes français et citoyens du Monde.
     
    Notre attachement à la France et à son Histoire, notamment « révolutionnaire », à l’origine des Droits de l’homme qui ont essaimé partout dans le monde, nous conduit à un rejet du nationalisme étroit et chauvin qui a entrainé tant de catastrophes et de pertes humaines (mais qui anime encore certaines forces politiques), ainsi qu’à une critique sévère de la mondialisation telle que mise en œuvre par le capitalisme et l’idéologie qui le supporte : le libéralisme.
     
    Très tôt le mouvement ouvrier français et le communisme naissant ont cherché des solidarités de lutte avec leurs homologues en Europe. Et l’on retrouve cette constante de « solidarité internationale » tout au long du XXeme : le refus de la guerre 14 / 18, guerre dénoncée comme opposant les pays impérialistes et dont l’enjeu était un nouveau partage des empires coloniaux (Jaurès a même rencontré les socialistes allemands pour tenter la paix et cette opposition à la guerre aboutira à la naissance du PCF en réaction au naufrage du vieux parti Socialiste dans le chauvinisme guerrier) ; la participation active du PCF aux luttes de la décolonisation (Viet Nam et Algérie en particulier). Jusqu’à nos positions sur les multiples conflits récents et actuels face auxquels nous préconisons toujours la recherche négociée de solutions politiques, au lieu des aventures militaires qui ne règlent jamais rien (comme le montrent de manière dramatique : l’Irak, l’Afghanistan, la Lybie et la Syrie)…..Et ceci n’est pas un pacifisme « béat » : nous sommes pour une défense nationale strictement réduite aux moyens de la défense du territoire. Et avons montré contre le nazisme ce que cela veut dire pour nous.
     
    Mais notre internationalisme ne se limite pas à un simple pacifisme, ce qui est déjà important, impliquant des objectifs de réduction des dépenses d’armement et l’interdiction du commerce des armes. Il implique au delà une vision solidaire des échanges internationaux à l’échelle du monde. A la concurrence et à la guerre économique mondialisée qui caractérise les rapports internationaux mis en œuvre par le capitalisme, nous opposons le partage des ressources et des savoirs, et la coopération entre les peuples. Notre solidarité internationale implique à la fois l’éradication de ce qui reste de misère et de mal vivre dans les pays développés et la sortie partout ailleurs du sous développement. C’est dans ce sens que nous agissons pour une autre Europe, à l’inverse de l’ensemble ultra-libéral actuel conçu pour la guerre économique.
     
    Dans ce cadre, nous ne craignons pas, à l’inverse de certains populismes chauvins, la libre circulation des hommes à l’échelle planétaire. Aucune barrière, administrative ou policière, ne dissuadera les populations des pays sous développés, maintenus dans la misère extrême, de venir chercher chez nous du travail et de meilleures conditions de vie. Nous sommes pour l’accueil dans la dignité des immigrés qui souhaitent venir dans notre pays. D’autant qu’il est démontré que l’immigration rapporte plus à nos finances publiques (cotisations sociales et impôts) qu’elle ne coûte (dépenses de santé par ex)…..Et la France, historiquement pays d’immigration, sait que le brassage culturel est une richesse.
     
    Tous les peuples doivent avoir accès aux connaissances et savoirs accumulés, y compris scientifiques et technologiques, conçus comme composantes du patrimoine et des « biens communs » de l’humanité……Cela va à l’encontre de leur appropriation privée qui lie secrets industriels, brevetabilités et marchandisation. Nous sommes, sur la base du partage de ces connaissances et savoirs, pour que chaque peuple produise, crée des emplois, forme ses producteurs et chercheurs, et consomme en rapport à ses besoins librement définis…….Cela va à l’inverse de la mondialisation en cours qui cherche à préserver la maitrise et la domination technologique des pays « occidentaux », tout en transférant les productions vers les pays à bas salaires et moindres protections sociales et écologiques…. productions non pas destinées aux peuples de ces pays mais à revenir chez nous (à quel coût environnemental ?)…. nous, supposés avoir le pouvoir d’achat pour consommer. On voit bien que ce système est en crise : chômage structurel et récession chez nous ; exploitation renforcée, avec dégradation de l’environnement chez eux.
     
    Enfin, notre internationalisme doit considérer la nécessaire préservation de la planète, au profit des générations à venir. Ce sera notre dernier article de la série sur le Communisme.
     

  2. La stratégie du gouvernement est double:

    1/Relancer le système présidentiel de la Vème République à bout de souffle pour maintenir les positions face au FN (quitte à reprendre ses idées discriminatoires)

    2/Affaiblir la gauche de dépassement du libéralisme et de l’austérité , pour faire place à une union de « centre droit » pour fournir au libéralisme une voie de secours.

    le deuxième point n’est que la conséquence du premier

    L’affrontement idéologique et politique est favorable aux idées nationalistes , anti-immigration  lié aux attentats menés en France. Le PC doit promouvoir des alliances politiques  de circonstance pour sortir a la fois du terrorisme islamiste , de l’état d’exception et de l’austérité libérale.

  3. L’OMC organise le commerce , le progrès social est laissé aux mains de l’ONU et l’UNICEF sur fond de crise humanitaire liés aux conflits Nord-Sud pour entrer dans des guerres chaudes de conquêtes de territoires par les nationalistes arabo-intégristes aux dépens des pays frontières dessinés à la sortie de la seconde guerre mondiale d’une part.

    D’autre part l’enlisement du processus de paix suite à la colonisation des terres palestiniennes au profit de colons israéliens , donne au conflit israélo-palestinien un trait politique OUEST-Reste du Monde.

    Ces conflits sont le fruit des contradictions entre le libéralisme économique qui a nourri la puissance des états producteurs de pétrole et a renforcé les Nationalismes arabo-israéliens de conquêtes de territoires.

    La France en rompant avec l’OTAN  et en s’appuyant sur l’ONU et l’UNICEF doit apporter des solutions à la Paix pour les populations de ces Régions en jouant un rôle de médiateur qu’elle a abandonné progressivement au profit de « fournisseur » d’armes.

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