Un autre chemin – L’emploi pour toutes et tous doit devenir une cause nationale

Les dogmes libéraux gouvernent la politique économique des gouvernements depuis des décennies.

L’obsession de la baisse du « coût du travail » (salaires + cotisations sociales) domine nos dirigeants. Tout est conditionné à la compétitivité, à la baisse des dépenses publiques et sociales ou à la réduction des déficits et dettes publics.

Cette cohérence nourrit les catastrophes. Il convient de l’affronter et d’y opposer une nouvelle.

  • Nous disons : baisse du coût du capital au nom de l’efficacité sociale contre la baisse du « coût » du travail comme dit le patronat au nom de la compétitivité.
  • Nous disons : sécurisation de l’emploi, de la formation et des revenus du travail ; plus aucun soutien public aux entreprises sans contreparties chiffrées et contrôlables à l’opposé de la flexisécurité, et la précarité.
  • Nous disons : développement de tous les services publics et de la Sécurité sociale vers un nouveau modèle social européen de progrès contre le pacte de stabilité et l’austérité.
  • Nous disons : mobilisation de la monnaie créée par la Banque centrale européenne (BCE), création d’un Fonds social, solidaire et écologique, nouveau crédit sélectif pour l’emploi, formation et progrès écologiques, ou encore pôle financier public décentralisé à l’opposé des priorités données sans cesse aux marchés financiers.

Le droit à l’emploi pour toutes et tous ainsi que la formation correctement rémunérés tout au long de la vie pour chacune doivent devenir une cause nationale.

Imposons des reculs au toutpuissant actionnariat privé et réorientons le système bancaire vers le financement des investissements pour l’emploi, les qualifications, les salaires et pour le respect de l’environnement.

Ouvrons des droits nouveaux, aux travailleuses et aux travailleurs, aux citoyennes et citoyens pour leur intervention dans les affaires du pays, de la cité et l’entreprise !

Et puis, un grand service public national de la formation continue qu’il est incontournable de relancer permettra d’anticiper les besoins et de développer les nouveaux métiers liés aux défis de la révolution informationnelle, de la transition énergétique.

Dans tous les aspects de la vie, ce nouveau contrat social aura pour fondement la mutualisation, la coopération et le partage contre la concurrence, la République de toutes et tous et pour toutes et tous contre l’exclusion, la mise en commun contre la privatisation, l’autonomie et la sécurisation des parcours de vie des jeunes contre leur précarisation à outrance, le développement humain durable contre le productivisme capitaliste qui conduit aux gâchis, l’autonomie et la sécurisation des parcours de vie des jeunes contre leur précarisation à outrance, les services publics contre la marchandisation démesurée. En tout lieu le mot partage sera la base et la boussole du « vivre ensemble ».

Changeons le logiciel : partons des besoins communs, mobilisons les savoirs, explorons les possibles. Voilà la voie nécessaire et efficace.

Une réflexion au sujet de « Un autre chemin – L’emploi pour toutes et tous doit devenir une cause nationale »

  1. « Nous disons mobilisation de la monnaie créée par la Banque Centrale Européenne »… Alors cette idée est totalement utopique, vu les statuts de la BCE, et même un gouvernement Front de Gauche en France n’aura pas les leviers nécessaires pour changer cette situation, sauf à rompre avec les traités de l’UE, et le rapport de forces au parlement européen est très loin d’être en notre faveur. Je pense que dire : réformons la construction et le fonctionnement de l’Europe;autrement dit :refondons l’Europe, est totalement irréalisable.

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