Lever les barrières…

Les Françaises et les Français sont en majorité convaincus que le monde dans lequel nous vivons, que la société telle qu’elle évolue, ne sont pas durables et qu’il serait nécessaire d’en changer. Mais ils se posent la question de la possibilité de ce changement : « Peut-on vraiment peser sur le cours des choses face à la mondialisation, au pouvoir de la finance, aux renoncements des gouvernements ? » Souvent des propositions de changement, pourtant souhaité, sont prises pour des utopies non réalisables. Combien de fois avons-nous entendu : « Ce serait bien mais ils sont trop puissants », ou encore : « Vos propositions sont les bonnes, mais elles ne sont pas faisables ».

Tout cela est au cœur d’une intense bataille d’idées.

La mondialisation capitaliste, stratégie faite de globalisation, de délocalisation, d’organisation de la fraude fiscale est présentée comme une loi naturelle et fait tout pour placer tout changement hors de portée. Ce sentiment d’impuissance est cultivé par la toute-puissance et l’impunité des financiers et du grand patronat à qui le pouvoir politique laisse le champ libre. L’Union européenne actuelle semble, elle, une forteresse inébranlable et les échecs de la gauche en France comme ceux du socialisme dans les pays de l’Est alimentent le renoncement.

La responsabilité de François Hollande et de son gouvernement est grande dans la montée de ces sentiments. Cette politique de la résignation est une dangereuse impasse. Ce monde qu’on nous impose n’est pas durable et entraîne désastres et catastrophes. Un futur « vivable» de l’humanité impose à l’évidence une alternative, un autre mode de vie, de production, d’échange.

Le capitalisme en crise n’écrit pas la fin de l’Histoire tant le monde qu’il nous fait est intenable. Nous vivons la fin d’un cycle qui nous impose d’inventer. Trop d’inégalités, trop de pauvreté, trop de pollution, trop de concurrence. Tout cela alimente la dangereuse montée de mouvements d’extrême droite qui menacent jusqu’au socle de nos sociétés.

Le changement est inéluctable. Et à la question : « Est-il vraiment possible de l’orienter vers une voie de progrès, d’émancipation et de justice ? », notre réponse est ferme : c’est oui !

Nous ne pouvons plus laisser 1 % de la population accumuler sans limite les richesses alors que les 99 % restants sont condamnés à l’austérité. Le seul outil qui permette de riposter est celui de la démocratie et du pouvoir populaire. Le rassemblement de l’ensemble des forces disponibles, leur mise en mouvement collective, leur coopération, peuvent changer les choses. Déjà des milliers de femmes et d’hommes agissent, luttent, dans le monde syndical ou associatif. Des capacités insoupçonnées de force, de compétences, d’initiatives, d’imagination créatrice trop souvent invisibles se lèvent. C’est un potentiel considérable. Celui de la France l’est tout autant : 6e puissance économique mondiale, 2e économie européenne… Dans d’autres périodes de son Histoire, notre pays a su montrer à l’Europe et au monde la voie de la République ou celle du progrès social. Décidément, la France recèle en elle-même de grandes forces pour porter ce changement.

Des expériences de rupture existent dans notre pays : des espaces, des expériences rompent déjà avec les logiques libérales. A l’instar de la Sécurité sociale, des services publics, du monde associatif, des coopératives, des fab-labs… ces potentialités existent. Des résistances jaillissent et grandissent dans le monde. Le continent latino-américain a développé des expériences politiques fondées sur les idées de progrès et de justice. Partout dans le monde, les résistances croissent : en Grèce, au Japon ou encore en Afrique du Sud, dans de nombreux pays les peuples se battent pour leur dignité.

Une réflexion au sujet de « Lever les barrières… »

  1. Individuation dirait Cynthia Fleury , Conversion libératrice dit Misrahi…désaliénation pour Marcusse  l’idée est de dépasser l’Individualisme ambiant qui corrompt et pour le moins désabuse le plus grand Nombre voir engendre trop de frustations !

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