Pour faire de la liberté, de l’égalité et de la solidarité des axes centraux

  1. Nous proposons de rénover et redonner de la force aux valeurs qui fondent notre nation avec de nouveaux pouvoirs citoyens, en France, en Europe et dans le monde.La liberté pour libérer les potentialités humaines.L’égalité pour faire reculer toutes les dominations, sociales, sexistes, ethniques, culturelles.

    La solidarité pour remettre en cause toutes les exploitations, dans le travail, la famille, la production et la consommation, la vie quotidienne, l’habitat et les loisirs, l’espace et le temps, la nature et les ressources naturelles.

    La fraternité et le partage pour combattre toutes les aliénations : celles liées à tous les intégrismes et fondamentalismes, tous les racismes et toutes les formes de xénophobie et de rejet de l’autre, le sexisme, la lesbophobie, l’homophobie et la transphobie. D’un même pas, il faut faire reculer le productivisme destructeur du capitalisme qui à la fois produit trop et insuffisamment du consumérisme qui entravent l’aspiration individuelle à l’autonomie.

    Assez de tous ces pouvoirs confisqués par un petit nombre !

    Assez d’un présidentialisme dominant tous les enjeux politiques.

    Une égalité en droits, qui ne soit ni égalitarisme, ni mirage de l’égalité de chances, doit promouvoir les potentialités humaines, par l’appropriation citoyenne des savoirs, des arts et des cultures, par la maîtrise sociale des technologies numériques.

    Un développement continu des droits imprescriptibles de chaque individu doit devenir un principe majeur : avec son épanouissement et son bien-être quels que soient son sexe et ses orientations sexuelles, ses origines, ses opinions et ses convictions, son appartenance territoriale, son nom ou la couleur de sa peau.

    Une véritable révolution citoyenne doit renouveler la démocratie et refondre la République pour permettre à chacune et chacun de participer à l’exercice des pouvoirs, de l’échelon local, le lieu de résidence, la commune… jusqu’à l’échelon national et européen.

    L’aspiration de chacun-e à libérer son rapport au travail, à l’espace, au temps est une vraie force politique et

    l’appropriation des savoirs par tous devient ainsi centrale, car elle traverse tous ces enjeux. Le savoir est un pouvoir, et, pour en finir avec les inégalités, il est indispensable de donner à chacun les moyens de comprendre le monde pour le transformer.

    C’est un nouveau projet émancipateur où l’humain prime sur le profit que nous appelons à co-construire. Et, d’un même mouvement, nous invitons à réinventer la gauche, élargir le Front de gauche et travailler aux multiples rassemblements pour redonner espoir et perspective autour de ce projet mobilisateur.

3 réflexions au sujet de « Pour faire de la liberté, de l’égalité et de la solidarité des axes centraux »

  1.  
    L’analyse marxiste fait de l’Etat le « moyen de la domination de la classe dominante » sur la société toute entière. C’est pourquoi elle envisage le « dépérissement  de l’Etat » en tant que tel. Aujourd’hui, l’Etat bourgeois a déjà dépassé les fonctions strictement régaliennes et coercitives d’origine (armée, police, justice, prélèvement de l’impôt, diplomatie) pour s’occuper largement des politiques économiques, sociales, de santé, d’éducation, d’aménagement du territoire…….politiques par lesquelles il sert les intérêts du patronat et des détenteurs de capitaux.
     
    C’est pourquoi quand nous disons « dépérissement », il ne s’agit pas de disparition des politiques publiques ni de retour à l’anarchie : les auteurs du « Manifeste Communiste » au XIXeme disaient qu’il fallait « passer de l’administration des hommes (NDLR : la domination bourgeoise) à l’administration des choses (NDLR : l’organisation réelle de l’intérêt général) ».
     
    Et pour gérer la société dans le sens de l’intérêt général et pas dans celui des intérêts d’une classe, il faut solliciter l’expression et l’intervention du plus grand nombre, c’est-à-dire faire franchir à la démocratie une étape qualitative sans précédent…..C’est ce que nous appelons promouvoir la citoyenneté……C’est le sens de notre aspiration à une VIeme République.
     
    Ce que nous proposons est une rupture – dépassement de la démocratie bourgeoise « représentative », celle qui nous fait déléguer la responsabilité de la gestion du pays à des élus (pour certains devenus notables ?) sur la période qui sépare les élections : depuis la Commune jusqu’au gouvernement (notre conception exclut la Présidence de la République actuelle, véritable monarchie), en passant par les Communautés, les Départements et les Régions. Dans cette perspective, un gouvernement réellement de Gauche, devrait œuvrer lui-même par la Loi, à partager beaucoup plus le champ des débats préparatoires aux choix, comme les décisions elles mêmes, entre les élus et les citoyens : droits démocratiques nouveaux, du type « référendum d’initiative populaire », tant pour les citoyens eux-mêmes individuellement que pour leurs associations et leurs syndicats…..Il devrait, dans une société marquée par le mouvement accéléré des connaissances et de la technologie, transformer le rapport du citoyen aux « experts » (autre aspect de la domination que celle de « ceux qui savent »).
     
    La même chose est à mettre en œuvre dans la gestion des entreprises et celle des Services publics. Pour les entreprises, il s’agit d’ouvrir des droits de propositions, de contrôle et de participation aux décisions sur la gestion et les politiques sociales et d’embauches pour les organisations syndicales. Pour les entreprises de service public et les services publics de l’Etat et des collectivités, ces mêmes droits, reconnus aux agents, devraient être étendus aux Associations d’usagers.
     
    On le voit, les exigences de réformes institutionnelles mises en avant par les communistes dépassent largement les exigences immédiates, et cependant nécessaires, de changement du système électoral et de représentation, comme du système des collectivités territoriales : non cumul et limitation du nombre successif des mandats, représentations à la proportionnelle dans les Assemblées, abandon du système présidentiel de la Veme République, sauvegarde d’une organisation territoriale qui préserve et renforce la proximité élus – citoyens, etc.
     
    Contrairement au dogme libéral selon lequel c’est « l’addition des intérêts particuliers qui fait l’intérêt général », seule l’irruption des citoyens dans le champ politique peut revitaliser la démocratie dont les formes actuelles montrent l’épuisement, et ouvrir un nouvel âge des sociétés humaines……Et ce nouveau type de démocratie avancée et d’Etat, en même temps qu’aux citoyens eux-mêmes qui doivent en imposer les pratiques sans attendre, c’est à une Gauche digne de ce nom qu’il revient de la promouvoir.
     

  2. « la solidarité pour remettre en cause toutes les exploitations… », mais que vient faire « l’espace et le temps » dans ce concept ?

    De plus que signifie le « capitalisme qui à la fois produit trop et insuffisamment du consumérisme » ? Pour moi, cela n’a aucun sens.

    Que signifie « une véritable révolution citoyenne » ? Une véritable révolution suffit, arrêtons de mettre le mot citoyen-ne dans toutes les phrases, cela n’apporte rien de plus au texte.

    « l’aspiration de chacun à libérer son rapport au au travail, à l’espace, au temps est une vraie force politique ». pour moi, ce concept n’a aucun sens, c’est totalement surréaliste.

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