Un autre chemin – Refonder l’Europe

Ce qui est vrai pour la France l’est pour l’Europe. L’actuelle construction européenne est l’exemple du déni démocratique.

Des peuples s’expriment par référendum : les dirigeants passent outre. Le peuple grec inscrit son avenir dans un autre chemin que celui de l’austérité sans fin : on veut l’écraser.

Là aussi : cela suffit !

Nous pensons possible que l’Europe devienne un espace de coopération et de solidarité contre les politiques libérales, et là encore nous ne sommes pas seuls. La victoire de Syriza en Grèce ne marque-t-elle pas le commencement de ce qu’il est possible de faire ? Telle qu’elle fonctionne, l’Europe refuse toute contestation, toute résistance à son modèle libéral. Quand l’Eurogroupe est contraint d’accepter la feuille de route du gouvernement d’Alexis Tsipras : taxer les grandes fortunes, lutter contre la corruption, combattre l’évasion fiscale, relever le salaire minimum, initier la résolution de la crise humanitaire… ce n’est certes pas encore « La » grande victoire sur le capitalisme dominant et le bras de fer est loin d’être terminé, mais c’est un passage qui s’ouvre pour s’émanciper des marchés.

Des batailles sont donc ouvertes dans toute l’Union européenne. Ce sont des batailles pour des solutions à la crise majeure qui mine l’Europe. Il nous faut les amplifier.

Nous disons : oui à une union de nations et de peuples souverains, libres et associés ! Nous voulons, à l’échelle de l’Europe et du monde, pousser les coopérations contre les dogmes de la marchandisation et de la libre circulation des capitaux. Si l’Europe doit être un acteur majeur au niveau mondial, notamment pour la transition écologique, alors la mise en commun et le partage sont incontournables. Avec des ambitions concrètes : comme un fonds européen de développement social qui utiliserait la monnaie crée par la Banque centrale européenne (BCE) pour financer un grand essor des services publics, au lieu de la laisser alimenter les profits financiers, la reconquête du pouvoir de création monétaire du système européen de banques centrales au service de l’emploi, la transformation sociale et écologique, la relance industrielle, l’Europe de la culture et son rôle majeur pour la paix dans le monde.

Voilà des enjeux fondamentaux que nous voulons faire vivre dans l’action. À l’opposé des renoncements de François Hollande, nous voulons une France qui reprenne l’initiative pour engager ces grandes politiques de relance sociale.

Nous ne sommes pas seuls en Europe à porter ce projet et ces contenus. Toute l’activité du Parti de la gauche européenne tend à unir ces forces progressistes afin de pousser à un nouveau rapport de force face au consensus néolibéral au service du capital. Nous y travaillons à créer des fronts progressistes, à approfondir nos coopérations, pour créer un véritable front social et politique européen tout en favorisant l’intervention populaire comme nous le faisons cette année avec le Forum européen des alternatives.

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