Un autre chemin – Répondre au défi climatique

L’urgence des urgences c’est la limitation du réchauffement de la planète à 2°C maximum. La bataille est engagée et doit prendre une nouvelle ampleur citoyenne pour un bon accord lors de « Paris Climat 2015 ». Les obstacles présentés par les pays riches et industrialisés doivent être combattus. Ils doivent s’engager financièrement à la hauteur de leurs promesses de Copenhague. Ils doivent transférer les technologies avec les brevets associés vers les pays du Sud afin de leur permettre d’accéder au progrès en évitant de réitérer nos erreurs. C’est le sens de la campagne politique et citoyenne que nous avons engagée en lien avec des forces politiques, sociales, syndicales et associatives en France, en Europe et dans le monde.

Tout retard pris sur cette grave question sera préjudiciable à l’ humanité. Consommer moins pour les mêmes usages et économiser l’énergie dans l’habitat et les transports est essentiel et créateur d’emplois.

Il est urgent de réduire progressivement, mais de façon massive, l’utilisation de ressources carbonées (pétrole, charbon, gaz…) responsables des émissions de gaz à effet de serre qui provoquent des catastrophes environnementales (sécheresse, élévation du niveau des mers, fonte des glaciers…) dont les conséquences sont imprévisibles et peuvent conduire au chaos. Des populations sont contraintes à se déplacer. Les réfugiés « climatiques » se comptent déjà par millions.

Le débat sur la transition énergétique est engagé. Il doit prendre une vigoureuse ampleur planétaire. Il s’agit de satisfaire un réel droit à l’énergie pour toutes et tous, au prix le plus bas possible. Dans un contexte d’expansion des besoins énergétiques mondiaux, nous militons pour un mix énergétique, 100 % public, non émetteur de CO2, composé d’énergies renouvelables (hydraulique, géothermie, hydrolien, solaire thermique et photovoltaïque, etc.) et de nucléaire (pour lesquelles les normes internationales de sûreté devraient être définies).

Cela ne laisse aucune place aux politiques de déréglementation et de privatisation encouragées par l’Europe et les États libéraux.

Un nouveau modèle agricole, rémunérateur pour ces travailleuses et travailleurs doit promouvoir la valorisation, la transformation et la vente au plus près des consommateurs. À tous niveaux, les politiques agricoles et alimentaires doivent planifier la production, se réapproprier la régulation des marchés et accompagner la transition écologique de l’agriculture, favoriser les circuits courts, les filières bio.

2 réflexions au sujet de « Un autre chemin – Répondre au défi climatique »

  1.  

     
    Dès les textes fondateurs (les écrits de Marx, voire le Manifeste Communiste de 48), sont envisagés les rapports des hommes à la nature, comme étroitement liés aux rapports sociaux et aux modèles économiques des sociétés considérées…….Le capitalisme gâche les ressources naturelles et l’environnement dont a besoin l’espèce humaine, comme il gâche les hommes eux-mêmes : en les exploitant au moindre coût.
     
    Aujourd’hui, nous savons que nous serons neuf milliards d’êtres humains en 2050 (cinq actuellement), et 20% de la population mondiale (nous pays occidentaux, Amérique du Nord, et Europe) consomment 80% de l’énergie consommée sur la planète. A horizon plus lointain, la limitation des naissances dans les pays en développement ou sous développés, suppose de combler leurs retards économiques et sociaux. Et il est inconcevable de leur faire renoncer au développement, au nom de l’écologie planétaire. Si la planète est capable d’accueillir une telle population, cette capacité n’est pas extensible à l’infini et il est exclu de perpétuer le modèle de croissance et de consommation que nous connaissons depuis deux siècles…….Est ce à dire que nous vivrons moins bien ? Evidement non…..Non MAIS !
     
    Le capitalisme, parce qu’il tire son profit du travail qui produit les marchandises et les services qu’il vend contre monnaie, pousse à la consommation pour la consommation, à la croissance pour la croissance. Et pour faire du « chiffre d’affaires », il pousse à certains besoins de manière artificielle et à un vieillissement prématuré des produits en vue d’un renouvellement accéléré. C’est ce qu’on appelle l’ « obsolescence programmée » des produits industriels : soit que des campagnes de pub les rendent « passés de mode », soit qu’ils se mettent en panne passé  un délai prévu dès la conception……..Franchement, avons-nous besoin de changer de téléphone portable ou de Smartphone tous les six mois ? Ou de renouveler nos appareils ménagers tous les sept ans en raison de pannes coutant plus cher que de racheter ?……Ne vaudrait il pas mieux des produits plus élaborés et durables, accessibles à moindre prix ?
     
    De la même manière, le capitalisme, parce qu’il y trouve accès à moindre prix auprès des pays sous développés qu’il domine (prix mondiaux et conditions d’exploitation désastreuses pour l’environnement), entend bénéficier des rentes qu’il s’est octroyées sur les produits énergétiques et les matières premières. Il ne fait rien de conséquent pour les économiser et leur trouver des alternatives. C’est donc contre les lobbies industriels qu’il va falloir développer des alternatives. Or les énergies fossiles saturent l’atmosphère de CO2 (effet de serre) et les complexes chimiques polluent les eaux et le sous sol…….Ne faut il pas que la puissance publique prenne le relai et initie les recherches et les productions industrielles nécessaires au développement des énergies renouvelables et aux exploitations « propres » et économes des matières premières ?
     
    Parce qu’il y trouve intérêt, le capitalisme fait pression sur les élus locaux pour décider de gros aménagements, souvent surdimensionnés, ne correspondant pas toujours à de vrais besoins, dévastant la qualité de notre cadre de vie. De même qu’il pousse à une agriculture intensive à grand renfort d’OGM, surtout adaptée aux plus gros profits des multinationales de l’agroalimentaire (semences et phytosanitaire en amont, grande distribution en aval)……Ne faut il pas rompre avec ces modèles, recourir à la démocratie locale, développer l’agriculture paysanne et les réseaux de proximité ?
     
    Poser ces questions revient à y répondre. En voyant bien que c’est autour de tels idées qu’on peut envisager la relance de notre industrie en France et en Europe, et donc de l’emploi qualifié : économies énergétiques et énergies nouvelles, productions réellement utiles et durables, technologies économes en matières primaires, agriculture paysanne…..là sont les bases nouvelle d’une croissance « durable » et « raisonnée ».
     
    Mais l’avenir n’est plus à des croissances à plusieurs chiffres dans nos pays développés…..Voila pourquoi nous réaffirmons, en contrepartie des énormes gains de productivité du travail, l’urgence d’une diminution régulière du temps de travail. 
     

     

  2.  
    Le nucléaire civil est un sujet qui divise entre les partisans qui idéalisent cette énergie en partant du principe que cette énergie n’occasionne pas de Rejet CO2, mais en ignorant les déchets radioactifs produits en grandes quantités sans aucune autre solution que le stockage, sans penser aux générations futures. 
    1200 tonnes de déchets radioactifs sont produits chaque année par les réacteurs nucléaires français. Certains resteront dangereux pendant des millions d’années.
    Le plutonium reste radioactif pendant 234 900 ans. En respirer un millionième de gramme suffit à déclencher un cancer du poumon.

    Les accidents nucléaire (Tchernobyl en 1986 et Fukushima en 2011) ont irradié des zones pour une durée non estimable, Les autorités japonaises ont reconnu officiellement que 30 000 km2, soit 8 % du pays, sont contaminés.

    Entre 1986 et 2004, Tchernobyl a causé 1 million de morts selon une étude approfondie de la littérature scientifique internationale, publiée par l’Académie des Sciences de New York. 
     
     Le nouvel EPR en est un coût de fabrication envoisinant les 10 milliards d’euros et sa construction n’est pas encore terminée. De nombreuses anomalies ont été décelés avant même sa mise en service. 

    Les conséquences de la société marchande actuelle ont également touché le nucléaire qui obéit aussi à la logique de la recherche de la rentabilité. Ce qui a pour conséquence de faire appel à des intérimaires sous-traitant d’EDF pour faire les arrêts de tranche, ce qui représente un travail dangereux avec des doses d’irradiations importantes. Ces travailleurs souvent sous payés par rapport aux risques entrepris, doivent faire leur travail en prenant de moins en moins de précautions, avec des pressions toujours plus grandes. Sans compter les risques sanitaires qui sont mal reconnus.

    La France compte un parc de central vieillissant qui pour certaines dépassent amplement la durée de vie qui était prévu initialement à leurs conceptions. Ce qui augmente le facteur de risque d’accident.

    Propositions :

    Pour l’ensemble de ces raisons, il me semble important de s’engager déjà pour l’arrêt immédiat des centrales dépassant le cycle de vie prévue et pour une sortie du nucléaire qui sera progressive pour les autres en misant sur les énergies renouvelables (solaire, éolienne, géothermie, etc.), sur l’obligation de la fabrication de produit répondant à la norme A+++.
    Cette transition énergétique, impliquera de fixer des obligations aux industries consommatrices en énergie électrique, pour notamment les obliger à avoir recours aux énergies renouvelables ainsi qu’une réutilisation de l’énergie perdu.

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