Un autre chemin – Une nation de liberté et d’égalité

Les inégalités minent la société. Avoir telle couleur, telle religion, telle sexualité ne devrait pas être un problème dans une société sereine. Pourtant, les discriminations, les peurs, les listes même existent. On veut nous classer, nous enfermer, nous opposer. Ça ne peut plus continuer. Il est temps de refuser une conception figée d’une prétendue identité nationale enfermant les individus dans des catégories ethniques, culturelles ou religieuses. La nation France dans laquelle nous voulons vivre est une nation ouverte et construite sur le principe de l’égalité pour toutes et tous. Il est temps de prendre le chemin de la laïcité, qui assure la liberté de conscience et l’égalité des citoyennes et des citoyens – quoi que puissent en dire les instrumentalisations de la droite et de son extrême.

Nous voulons promouvoir une laïcité fondée sur une culture partagée qui considère « l’autre » comme notre semblable, à égale dignité et dans l’acceptation des différences.

Il faut donc réaffirmer ces valeurs imprescriptibles : oui, la liberté est un droit universel et elle va de pair avec l’égalité de toutes et tous.

Il ne faut rien lâcher pour la défense, la reconnaissance et l’extension des libertés individuelles, notamment de la liberté d’expression, de culte, d’association syndicale et politique, comme de la liberté de disposer de ses biens et la liberté d’entreprendre.

L’égalité ne se confond d’aucune manière avec un égalitarisme qui remettrait en question le droit à la différence. Elle est inséparable de la liberté de choix et de l’égalité en droits.

La justice sociale, elle, ne peut se limiter à l’égalité des chances. Elle suppose de se donner les moyens d’une égale liberté des individus dans le choix et la conduite de leur vie.

Cela suppose la reconnaissance de droits sociaux au-delà des droits individuels et politiques, le droit au travail, à la santé, au logement, à la formation, à la culture, à la mobilité… dont la garantie passe par le développement des services publics.

Le combat antiraciste s’inscrit parmi les conditions essentielles pour avancer dans le sens du changement. Ce sont des questions de classe qui sont posées car les divisions et les concurrences nourrissent le désespoir et les rejets.

Mais si la domination capital/travail demeure la structure dominante des sociétés dans le monde, le patriarcat traverse les structures de classes. Aussi le féminisme est-il le vecteur de toute transformation. Au fond, nous proposons de faire de la conquête et l’exercice des droits une construction commune pour faire avancer toute la société.

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