Un autre chemin – Vers un nouveau mode de développement social et écologique

Parce qu’ils sont inséparablement liés, nous donnons d’un même mouvement priorité aux intérêts de notre planète et à l’immense majorité de notre peuple.

Partir des besoins, c’est produire des biens et des services utiles et durables, c’est sortir de l’obsolescence programmée, c’est produire avec moins d’énergie et de matière première, c’est se préoccuper de la préservation de l’environnement.

La place des sciences, des techniques et de la recherche, les savoirs et leur appropriation au plus haut niveau sont des dimensions incontournables pour sortir de la crise et faire face aux immenses défis du présent et de l’avenir. L’enseignement supérieur et la recherche constituent un potentiel qui doit être libéré des logiques de concurrence pour être pleinement déployé, notamment par le développement de l’emploi scientifique ou des logiques de coopération (à l’image du Cern). Il importera aussi de soutenir et d’enrichir le débat citoyen sur la place des sciences, des techniques et de la recherche dans la société.

Il ne faut pas donc compter sur nous pour laisser aux générations futures une planète dévastée par les appétits égoïstes des capitalistes. Nous participons pleinement à la prise de conscience écologique planétaire comme à dépasser le très grave déficit démocratique écologique.

La qualité de l’air est devenue un enjeu crucial de santé. C’est vrai dans les métropoles et au-delà. Le développement des transports en commun de qualité, à bas prix et avec un fort maillage, comme celui du fret ferré et fluvial, doit devenir une priorité et l’étalement urbain reconsidéré.

L’eau est un bien commun de l’humanité. Sa gestion doit être sortie des griffes des multinationales et rester de compétence communale. Un service public national décentralisé doit être créé afin d’accompagner les élu-e-s.

Face à l’effondrement industriel que nous subissons, initions une politique industrielle audacieuse et adaptée aux réalités contemporaines. L’industrie, ce doit être le développement des territoires, de l’é cologie, la réponse au défi de la transition énergétique, ou encore les progrès pour la santé. Sans tracteurs, pas d’agriculture, sans trains, caténaires, camions ou satellites, pas de transports possibles, sans industrie chimique, pas de santé possible. Sans industrie repensée, pas de transformation écologique.

À l’opposé de visions étroites et passéistes, faisons d’un même combat industrie et écologie : produire mieux, produire pour répondre aux besoins de toutes et tous avec l’exigence de qualité et de durabilité privilégiant le temps long du développement humain à la course effrénée de la recherche du profit.

L’enjeu alimentaire interpelle nos civilisations. Nouveau mode de développement, cela signifie produire plus et mieux quand notre planète devrait compter 9 à 10 milliards d’êtres humains d’ici à 2050. Notre croissance est celle d’un développement en faveur d’une alimentation de qualité, saine et accessible à toutes et tous, assise sur des productions relocalisées.

Cette démarche, visant priorité aux productions utiles contre la finance débridée et aux économies des ressources :

  • C’est un appel à initier de profondes innovations dans l’organisation de la société, et la conception même de la production : recycler tout ce qui peut l’être, en finir avec le jetable et concevoir une économie du réparable et du récupérable ;
  • C’est un appel à mettre en œuvre de grands plans de formation, des investissements, et des conceptions nouvelles pour les valeurs des produits en liant réponses aux besoins utiles avec respect de l’environnement et recyclabilité;
  • C’est un appel à faire du neuf dans les filières, avec la création de milliers d’emplois, un développement sans précédent de la recherche.La réussite passera par des droits d’intervention des salarié-e-s sur les stratégies et les gestions.

    Elle passera par de nouveaux critères de propriété pour que le partage et les coopérations l’emportent sur la concurrence érigée en système.

C’est aussi un appel à renforcer le rôle et le fonctionnement de services publics démocratisés et modernisés tout comme ceux de la protection sociale.

Une réflexion au sujet de « Un autre chemin – Vers un nouveau mode de développement social et écologique »

  1.  
    Le Développement Numérique a révolutionné nos vies. Le numérique nous a apporté un confort de vie et des possibilités comme aucun homme n’en a eu auparavant. 
    Cependant le numérique pose plusieurs problèmes :

    – Le développement des process informatiques, permet de les industrialiser ce qui auparavant pouvait être long et fastidieux.  Cependant cette industrialisation a et aura un impact à court et moyen terme sur le nombre d’emploi nécessaire pour effectuer ces travaux.
    Paradoxalement le secteur des nouvelles technologies est lui-même concerné, de plus en plus de services sont aujourd’hui centralisés dans des « Datacenters » à l’échelle mondiale comme ceux de Microsoft ou Google par exemple, ce qui va provoquer une diminution globale du nombre de spécialistes dans ces secteurs.

    Il est donc nécessaire d’accompagner cette réduction du nombre d’emplois, soit en repartageant le travail où en repensant la notion de travail (revenu collaboratif, revenu de base etc…)
    – Avec le développement d’internet et des réseaux sociaux, notre vie privée et nos données sont de plus en plus collectées et traitées par les poids lourds de ce secteur, il y a plusieurs questions à se poser autour de la monétarisation de ses données et la façon d’ont elles sont traitées. Le phénomène du « Bigdata », démontre à lui seul l’importance que représentent les données des individus pour les multinationales.

    Il sera nécessaire peut être qu’une partie de la richesse produite soit reversée aux individus.
    Un plus grand contrôle sur la collecte de ces données est nécessaire mais cette réflexion doit être proposée de façon globale au niveau mondial pour être efficace.  Les lois sur les renseignements amendés dans plusieurs pays pour lutter contre le terrorisme doivent également être revus pour garder un équilibre entre les libertés individuelles et la sécurité, ces deux éléments n’étant pas hiérarchisable dans un pays démocratique.

    – Toutes les institutions ont informatisé leurs transactions (banques, bourses, Etats, hôpitaux, Centrales Electriques etc..) dans le même temps le nombre d’attaques informatiques est en croissantes évolution à la hausse. Parfois certaines attaques sont décelées comme il est déjà trop tard dans le sens que les données ont déjà été dérobé.
    De plus en plus d’informations personnelles sur les individus sont stockées numériquement dont  certaines sont irréversibles tel que la biométrie.
     Dans ce contexte étant de nature à remettre en question l’équilibre mondial, il est nécessaire de créer des écoles spécialisées dans la défense à la cyber-attaque pour développer les profils de spécialistes dans ce domaine, avec une intensification du renforcement en cours de l’ANSI.

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